"Le CHEMIN DE CROIX DES CHAMPS-ELYSEES"

 

Père Michel Fédou sj

Prêtre jésuite, Professeur au Centre Sèvres, le père Michel Fédou a écrit la méditation du Chemin de Croix de cette année. Faisons connaissance avec lui.

« Jésus a fait de la croix elle-même la révélation inouïe de l’amour de Dieu. »


Quel a été jusqu’à présent votre parcours ?

Né à Lyon, j’ai eu très tôt un goût profond pour les lettres classiques, et, à la faveur d’études secondaires et supérieures, je me suis préparé à enseigner le français, le latin et le grec. Après une année d’enseignement en lycée et collège, je suis entré en 1976 au noviciat de la Compagnie de Jésus, puis j’ai suivi le cursus de la formation philosophique et théologique au Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris. J’ai été ordonné prêtre en 1984, et j’ai fait ma profession solennelle en 1990. Entre temps, j’avais passé un an aux États-Unis, puis j’avais soutenu une thèse de doctorat sur une œuvre d’un grand auteur chrétien du IIIe siècle, Origène. Depuis 1987, j’enseigne au Centre Sèvres sur les Pères de l’Église et dans le champ de la théologie dogmatique (notamment la christologie, la théologie trinitaire, la question du salut). J’ai aussi exercé des responsabilités académiques, comme directeur du troisième cycle, doyen de la Faculté de théologie, puis (de 2003 à 2009), président du Centre Sèvres.

Quelles sont vos missions et activités ?

Ma principale mission est de travailler dans le champ de la théologie. Cette mission a elle-même plusieurs aspects. D’une part, elle implique une tâche de formation : je donne des cours et des séminaires à des étudiants ou auditeurs, et je dirige un certain nombre de dissertations, de mémoires ou de thèses en théologie. D’autre part, ma mission implique tout un travail de rechercheet d’écriture : je rédige des livres ou des articles sur des sujets relevant de la théologie. Enfin, je suis engagé dans le dialogue œcuménique ; je fais partie du « Groupe des Dombes », de la Commission internationale de dialogue entre l’Église catholique romaine et la Fédération luthérienne mondiale, et du Comité mixte catholiques-orthodoxes en France.


Quel thème développerez-vous dans votre méditation ?

Comme nous sommes dans l’Année de la miséricorde, il m’a paru important de centrer la méditation sur ce thème. Certes, la Passion et la mort de Jésus ont été provoquées par la violence qui s’est déchainée contre lui. Mais Jésus, par la manière dont il a enduré son épreuve, et par le sens qu’il lui a donné, a fait de la croix elle-même la révélation inouïe de l’amour de Dieu, et plus précisément de sa miséricorde envers notre humanité blessée.